PERRY’S RED BEAUTY




Obtenteur : PERRY D. SLOCUM 1989. * NEW (limited).

Fleur 16cm, étoilée ; 24-26 pétales lancéolés, pointus et légèrement enroulés. Forme originale.
Floraison de juin à septembre. Rouge foncé aux reflets grenats. Tonalité inhabituelle et très agréable.
Feuille 22-24cm, arrondie. Dessus vert intense, dessous vert pectiné, jeunes feuilles bronze.
Immersion de 40 à 80cm. Vigueur moyenne. Convient pour bassins petits et moyens.

Ce splendide nénuphar n’a rien à envier à son parent N. ’Vesuve’ dont il hérite des nuances assez rares de rouge grenat. Sa forme étoilée combinée à cette couleur le rendent presque unique dans la famille des nymphéas rustiques. Ce cultivar se comporte bien sous toute condition de culture. Son rhizome non traçant de type marliac le prédestine cependant à la culture en conteneur. Il semble aussi bien supporter une situation fortement ensoleillée en été sans présenter de brûlures au niveau des fleurs ou des feuilles. Certainement un des meilleurs "nouveaux rouges" de ma collection. Rare.


Extrait de: article 4 - ’LES NENUPHARS D’EXCEPTION’

Avec le retour du printemps et les premiers beaux jours,le jardin tout entier semble revivre.Les feuilles ont poussé sur arbres et arbustes,les plantes vivaces moins frileuses offrent déja les premières floraisons de la saison.
Les plantes aquatiques palustres regarnissent les zones peu profondes du bassin et le vert reconquiert le site, ponctué de-ci de-là de bouquets de corolles jaune vif ou blanches.

Extrait de: Le nénuphar Roi des bassins (part 1)


Ce n’est pas faute d’avoir essayé que le botaniste américain Amos Perry, passionné également par le croisement des nymphéas, tenta à maintes reprises de partager les méthodes du français.

Amos Perry confiait volontiers que l’hybridation des nénuphars n’était pas compliquée en soi, mais que les croisements obtenus n’étaient pas souvent à la hauteur des espérances. En 1927, Perry avait déjà plus de 150 hybridations à son actif. Pionnier incontesté dans la création de ces plantes aquatiques, beaucoup de ses obtentions n’ont pas obtenu le succès accordé à celles de Latour-Marliac. On remarque cependant Nymphaea tetragona ’Rubra’ et Nymphaea ’Princess Elizabeth’ en 1935 (qui n’était pas encore la reine du Royaume-Uni). Ces nénuphars ornent encore de nombreux bassins de nos jours.

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES


Dès le croisement opéré, il faut attendre 3 à 4 ans pour juger de la qualité de la fleur et de la plante. Ensuite 2 à 3 années de patience afin de s’assurer de la stabilité des caractères. C’est alors que l’on peut envisager conserver le cultivar et le multiplier.
Il faut se rappeler que les hybrides ne se multiplient pas à l’identique par semis. Seule une multiplication végétative reste fidèle au cultivar.
La division du rhizome reste la méthode de multiplication la plus efficace reconnue.
Si la plante est vigoureuse, cela peut aller assez vite ; dans le cas contraire, plusieurs années sont encore nécessaires avant de "lancer" sur le marché la nouvelle obtention. Tout est question de temps et de patience. La multiplication "in vitro" par développement de méristème (portion du végétal contenant des cellules indifférenciées) est certes plus rapide. Spécialisée et coûteuse elle n’est pas entièrement fidèle concernant les caractères de la fleur, tels la taille, la durée de floraison ou la floribondité…
Cependant l’intérêt est-il de créer des centaines de clones qui inonderaient un marché très particulier et somme toute assez confidentiel ? Certes pas.
La rareté reste un des attraits majeurs des quelques dizaines de nymphéas récents.
A ce stade, il n’est pas seulement une simple plante, mais l’objet d’une passion, un "collector" en quelque sorte.

Extrait de: Des Nymphaea nouvelle génération

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

(JDA n° 14/2002)

Avec le retour du printemps et les premiers beaux jours,le jardin tout entier semble (...)

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(JDA n°43/2008)

Les diversités de couleurs, de formes et d’aspect font de ces plantes un cas presque unique dans (...)

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(JDA n°47/2009)

Ces Hemerocallis middendorfii, lilioaspodelus, citrina, fulva, florepleno ou autre ’Franz Hals (...)

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