WILLIAM FALCONER




Obtenteur : HENRY A. DREER 1899. (syn. ’CHATEAU LE ROUGE’).

Fleur 12-14cm, en coupe étoilée ; 20-22 pétales lancéolés, pointus en été. Forme parfaite et épanouie.
Floraison de juin à septembre. Rouge rubis intense, très foncé durant l’été. Nuances inhabituelles de rouge.
Feuille 20-25cm, ovale. Dessus vert, dessous pourpré, jeunes feuilles pourpres avec taches plus foncées.
Immersion de 40 à 70cm. Vigueur assez moyenne. Convient pour tout type de bassin.

Ce splendide nénuphar aux nuances intenses et foncées de rubis se comporte à merveille dans les pays au climat tempéré. Il semble moins bien s’adapter dans le sud de la France. On ne le trouve pas en Floride ni dans les pays du Golfe du Mexique. D’après les commentaires de certains auteurs, les fleurs de cet hybride auraient tendance à brûler dans le cas où la souche est exposée en plein soleil. Je possède une souche mère depuis de nombreuses années, plantée plein sud et pourtant, je n’ai jamais eu à déplorer un tel constat, même si cela arrive habituellement avec d’autres cultivars de teinte rouge. Je crois que l’important, c’est déviter une eau trop stagnante durant la saison. Une circulation d’eau dans le bassin, même faible contribue à maintenir un peu de fraîcheur. De ce fait, l’eau des couches thermiques basses et donc plus froides vient se mélanger aux zones plus chaudes proches de la surface, équilibrant les températures. Cela est profitable à toute la végétation, et aussi aux poissons du bassin. N.’William Falconer’ est rustique et moyennement vigoureux, mais malheureusement pas prolifique, ce qui contribue à sa relative rareté.



Les années 50 et 60 n’ont rien apporté de significatif.

Depuis 1970, les créations américaines ont repris de l’importance. Des pépiniéristes ainsi que des associations d’amateurs sont à la base de nouveaux nénuphars actuellement sur le marché.

A travers le monde aussi, des obtenteurs obstinés ont élargi cette grande famille de plantes. La plupart sont méconnus, restés "amateurs avertis" et leurs nénuphars ne sont l’objet que de collections locales ou privées ; pas de commercialisation en vue, hélas ! Parmi cette production limitée, on remarque des hybrides de très bonne qualité, pouvant sans conteste rivaliser avec les plantes des "pionniers".

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES

Maurice LAYDECKER (beau fils de M.LATOUR-MARLIAC), aussi passionné, a, quant à lui, développé des hybrides moins vigoureux issus de N. Alba et et N. Tetragona. Ces derniers forment le groupe Laydeckeri et sont plus recherchés pour la décoration des petits bassins ou des zones de plantation moins profondes (-20 à -50cm).

Extrait de: article 4 - ’LES NENUPHARS D’EXCEPTION’


Fin du 20ème siècle, rassembler tous ces nénuphars en une liste exhaustive, permettant enfin de classer l’évolution au sein de cette famille de plantes devenait indispensable.
Des hybrides créés de par le monde, beaucoup sont restés dans l’ombre par manque de popularité ou de moyens. D’autre part, certains cultivars "oubliés", tombés en désuétude ont été "retrouvés" parfois des décennies plus tard, et se sont vus attribuer une nouvelle appellation. Par exemple N. ’Darwin’ qui ne serait autre que N. ’Hollandia’ de Latour-Marliac (1909) ; N. tuberosa ’Maxima’ qui est N. tuberosa ’Richardsonii’ ; N. x marliacea ’Chromatella’, un des premiers hybrides de Latour-Marliac et connu aux Etats-Unis sous le nom de N. ’Golden Cup’ et ’Marliac Yellow’ ou encore N. ’Gonnère’ de Marliac Nursery (1914) retrouvé sous les appellations ’Snow Ball’ ou ’Crystal White’.
Travail de titan donc que de réunir le maximum de données, les trier et les vérifier.

Extrait de: Des Nymphaea nouvelle génération

On peut aussi obtenir dans certains cas de nouveaux sujets, non pas par multiplication sexuée (comme pour les hybrides) mais par bouturages et sélections successifs de jeunes plants présentant des caractères plus affirmés ou sensiblement différents de ceux de la souche mère.

Extrait de: article 6 ’Le nénuphar Roi des bassins’ (suite 2)

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

(JDA n°42/2007)

L’hybridation de cette plante aquatique a quelque chose de problématique lié sans doute à son (...)

voir extrait

Multiplication des plantes aquatiques (JDA n°6/2000)

**Le désir de multiplier les plantes est propre à tout amateur de jardin, que ce soit pour (...)

voir extrait

(JDA n° 14/2002)

Avec le retour du printemps et les premiers beaux jours,le jardin tout entier semble (...)

voir extrait