THOMAS O’BRIEN




Obtenteur : KIRK STRAWN 1998.

Fleur 16-18cm, en coupe ; 32-36 pétales lancéolés.
Floraison de juin à mi-septemnbre. Mélange subtil de crême-abricot vers le centre, virant au blanc-rosé et rose sur les rangées externes de pétales. Une combinaison inhabituelle et très réussie de ces tonalités "tropicales" propres aux obtentions de Kirk Strawn. La fleur s’épanouit une dizaine de centimètres hors de l’eau.
Feuille 20-22cm, arrondie. Vert olive intense tacheté de brun et de rouge au printemps ainsi qu’à exposition mi-ombragée.
Immersion de 40 à 60cm. Vigueur moyenne à forte selon le mode de culture. Convient à tout type de bassin.

Vu la taille de son rhizome, ce nénuphar préfère la culture en pleine terre ou en conteneur de minimum 30 litres. Un substrat amendé annuellement d’un engrais de qualité lui permettra d’exprimer pleinement la richesse exceptionnelle de ses coloris. Assurément un Nymphaea de collection, rare et convoité.



Dès le croisement opéré, il faut attendre 3 à 4 ans pour juger de la qualité de la fleur et de la plante. Ensuite 2 à 3 années de patience afin de s’assurer de la stabilité des caractères. C’est alors que l’on peut envisager conserver le cultivar et le multiplier.
Il faut se rappeler que les hybrides ne se multiplient pas à l’identique par semis. Seule une multiplication végétative reste fidèle au cultivar.
La division du rhizome reste la méthode de multiplication la plus efficace reconnue.
Si la plante est vigoureuse, cela peut aller assez vite ; dans le cas contraire, plusieurs années sont encore nécessaires avant de "lancer" sur le marché la nouvelle obtention. Tout est question de temps et de patience. La multiplication "in vitro" par développement de méristème (portion du végétal contenant des cellules indifférenciées) est certes plus rapide. Spécialisée et coûteuse elle n’est pas entièrement fidèle concernant les caractères de la fleur, tels la taille, la durée de floraison ou la floribondité…
Cependant l’intérêt est-il de créer des centaines de clones qui inonderaient un marché très particulier et somme toute assez confidentiel ? Certes pas.
La rareté reste un des attraits majeurs des quelques dizaines de nymphéas récents.
A ce stade, il n’est pas seulement une simple plante, mais l’objet d’une passion, un "collector" en quelque sorte.

Extrait de: Des Nymphaea nouvelle génération


Ce n’est pas faute d’avoir essayé que le botaniste américain Amos Perry, passionné également par le croisement des nymphéas, tenta à maintes reprises de partager les méthodes du français.

Amos Perry confiait volontiers que l’hybridation des nénuphars n’était pas compliquée en soi, mais que les croisements obtenus n’étaient pas souvent à la hauteur des espérances. En 1927, Perry avait déjà plus de 150 hybridations à son actif. Pionnier incontesté dans la création de ces plantes aquatiques, beaucoup de ses obtentions n’ont pas obtenu le succès accordé à celles de Latour-Marliac. On remarque cependant Nymphaea tetragona ’Rubra’ et Nymphaea ’Princess Elizabeth’ en 1935 (qui n’était pas encore la reine du Royaume-Uni). Ces nénuphars ornent encore de nombreux bassins de nos jours.

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES

Les nouvelles variétés de nénuphars sont toutes des hybrides créés par l’intervention de l’homme en fécondant l’ovule d’une variété par le pollen d’une autre.

Extrait de: article 6 ’Le nénuphar Roi des bassins’ (suite 2)

Développés par Joseph LATOUR-MARLIAC vers les années 1900 des nénuphars dérivés de Nymphaea Alba N. Tuberosa, N. Odorata et N. Mexicana ont vu le jour. Sélectionnés avec soin, croisés avec opiniatreté et patience. Ils ont donné la lignée des "robustes" hybrides du groupe Marliacea.

Extrait de: article 4 - ’LES NENUPHARS D’EXCEPTION’

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

Photos et texte de Pol Detienne - Editions : Jardins et décors aquatiques

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(JDA n°43/2008)

Les diversités de couleurs, de formes et d’aspect font de ces plantes un cas presque unique dans (...)

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Multiplication des plantes aquatiques (JDA n°6/2000)

**Le désir de multiplier les plantes est propre à tout amateur de jardin, que ce soit pour (...)

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