FIRE CREST




Obtenteur : inconnu (découvert aux U.S.A. vers 1930).

Fleur 12-15 cm, d’abord en petite coupe, puis étoilée ; 29-32 pétales lancéolés. S’ouvre 5 cm au-dessus de la surface.
Floraison de mi-mai à septembre. Rose lavende.
Feuille 20-25 cm, ronde. Dessus vert, jeunes feuilles très pourprées, dessous pourpre foncé.
Immersion de 30 à 50 cm. Vigueur moyenne, rhizome traçant. Convient pour bassins de taille moyenne.

Bien que de petite taille, ce nénuphar, au rhizome de type odorata est assez envahissant. Il ne se contente pas d’un conteneur modeste à l’intérieur duquel il plonge rapidement pour se cantonner au fond de celui-ci. Il faut le rempoter quasi tous les ans. En pleine terre, il avance de 40 à 60cm chaque année et a vite fait de parasiter les autres variétés du bassin. Son coloris lavende par contre est assez unique.


Extrait de: article 4 - ’LES NENUPHARS D’EXCEPTION’


Dès le croisement opéré, il faut attendre 3 à 4 ans pour juger de la qualité de la fleur et de la plante. Ensuite 2 à 3 années de patience afin de s’assurer de la stabilité des caractères. C’est alors que l’on peut envisager conserver le cultivar et le multiplier.
Il faut se rappeler que les hybrides ne se multiplient pas à l’identique par semis. Seule une multiplication végétative reste fidèle au cultivar.
La division du rhizome reste la méthode de multiplication la plus efficace reconnue.
Si la plante est vigoureuse, cela peut aller assez vite ; dans le cas contraire, plusieurs années sont encore nécessaires avant de "lancer" sur le marché la nouvelle obtention. Tout est question de temps et de patience. La multiplication "in vitro" par développement de méristème (portion du végétal contenant des cellules indifférenciées) est certes plus rapide. Spécialisée et coûteuse elle n’est pas entièrement fidèle concernant les caractères de la fleur, tels la taille, la durée de floraison ou la floribondité…
Cependant l’intérêt est-il de créer des centaines de clones qui inonderaient un marché très particulier et somme toute assez confidentiel ? Certes pas.
La rareté reste un des attraits majeurs des quelques dizaines de nymphéas récents.
A ce stade, il n’est pas seulement une simple plante, mais l’objet d’une passion, un "collector" en quelque sorte.

Extrait de: Des Nymphaea nouvelle génération

On peut aussi obtenir dans certains cas de nouveaux sujets, non pas par multiplication sexuée (comme pour les hybrides) mais par bouturages et sélections successifs de jeunes plants présentant des caractères plus affirmés ou sensiblement différents de ceux de la souche mère.

Extrait de: article 6 ’Le nénuphar Roi des bassins’ (suite 2)

De nombreux cultivars ont été présentés et décrits, dont une majorité issus des hybridations réalisées par un français, Monsieur Joseph Bory Latour-Marliac. Né en 1830, fils d’une famille de passionnés d’horticulture, il voua très vite un intérêt particulier pour le monde végétal aquatique. Ses premières créations tels Nymphaea x marliacea ’Chromatella’ en 1877 et Nymphaea x marliacea ’Rosea’ en 1879 marquèrent le début d’une production effrénée de près d’une centaine d’hybrides en un peu plus de 20 ans ! La plupart d’entre eux sont toujours à la mode, quelques uns sont oubliés. Ce magicien avait-il un secret pour réussir de telles merveilles avec des moyens somme toute assez limités ? Si cela était le cas, il l’avait bien gardé ce "secret", puisqu’à sa mort en 1911, personne n’avait pu hériter ce mystérieux don qu’il possédait.

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

Le nénuphar Roi des bassins (JDA n°5/2000)

Les nénuphars font partie de la famille des Nymphéacées et sont répartis dans le monde entier. **Le (...)

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(JDA n°38/2007).

De nombreux cultivars ont été présentés et décrits, dont une majorité issus des hybridations (...)

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(JDA n°42/2007)

L’hybridation de cette plante aquatique a quelque chose de problématique lié sans doute à son (...)

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