CONQUEROR




Obtenteur : LATOUR-MARLIAC 1910.

Fleur 17-20cm, en coupe ; 24-28 pétales larges en forme de cuiller.
Floraison de juin à octobre. Rouge lie de vin, dégradé de rose vers les pétales extérieurs, sépales blancs avec veines roses. Plus foncé l’été.
Feuille 24-28cm, arrondie. Dessus vert foncé, dessous vert brunâtre, bronze jeune.
Immersion de 60 à 100cm. Vigueur moyenne à forte. Convient à tout type de bassin.

Ce nénuphar gagne à être cultivé en situation mi-ombragée (éviter le soleil intense de midi). Ses nuances bordeau foncé prennent alors tout leur éclat.
C’est un des premiers nymphéas que j’ai possédé au début de ma "carrière nénuphars", début des années ’70. Jamais il ne m’a déçu et jamais je ne le mettrai de côté. Il est à l’origine d’une de mes plus belles obtentions personnelles : N.’Purple Queen’ de 1992 enregistrée au Water Gardeners International en Floride. N.’Conqueror’, par sa tonalité dégradée particulière, complète merveilleusement une plantation de nymphéas blancs, roses et rouges.



Début du 20ème siècle, d’autres variétés sont apparues au Etats-Unis, ces nouveaux cultivars sont dus aux recherches de plusieurs botanistes dont les noms sont arrivés jusqu’à nous par le biais de leurs obtentions : George Richardson (N. tuberosa ’Richardsonii’), Helen Fowler (N. ’Rose Arey’), George H. Pring (N. ’General Perching’) sont de ceux-là.

Les revues et catalogues édités développèrent l’intérêt porté à cette plantes encore assez méconnue à l’époque. La période "d’entre deux guerres" est un creux dans la production des nouveautés, surtout en Europe, où Maurice Laydeker - beau-fils de Latour-Marliac - continuait cependant l’hybridation des nénuphars à faible développement, tels N. Laydeckerii ’Purpurata’ et ’Lilacea’.

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES

Maurice LAYDECKER (beau fils de M.LATOUR-MARLIAC), aussi passionné, a, quant à lui, développé des hybrides moins vigoureux issus de N. Alba et et N. Tetragona. Ces derniers forment le groupe Laydeckeri et sont plus recherchés pour la décoration des petits bassins ou des zones de plantation moins profondes (-20 à -50cm).

Extrait de: article 4 - ’LES NENUPHARS D’EXCEPTION’


Je dois vous raconter cette histoire amusante de la famille Thomas. Passionné de nymphéas, Leicester Thomas décida d’établir "sa" nursery en 1917 dans le Maryland (USA) qu’il baptisa ’Three Springs Fisheries’. Les affaires prospérant, en 1925 il acheta 250 acres (environ 120 hectares) pour y établir ses cultures. Un bureau de poste fut installé à proximité tant les courriers et commandes abondaient. Ce bureau de poste fut appelé ’Lilypons’ sous l’insistance de Leicester. Dans les années trente, Lily Pons était une diva d’opéra de renommée internationale et actrice de cinéma à Hollywood.
Les vedettes marquaient volontiers les esprits à cette époque.
En 1978, Charles B. Thomas, petit-fils du fondateur modifia le nom initial de la pépinière en Lily Pons Water Gardens. En 1997, les quatre filles de Charles Thomas reprennent la pépinière, elles sont la quatrième génération de Thomas à hybrider et produire des nénuphars à Adamstown-Maryland.
Perry Slocum crée un nénuphar rose très double qu’il fait enregistrer en 1992 sous le nom évocateur de…’Lily Pons’. Ah, ces américains !

Extrait de: Des Nymphaea nouvelle génération

Avec le retour du printemps et les premiers beaux jours,le jardin tout entier semble revivre.Les feuilles ont poussé sur arbres et arbustes,les plantes vivaces moins frileuses offrent déja les premières floraisons de la saison.
Les plantes aquatiques palustres regarnissent les zones peu profondes du bassin et le vert reconquiert le site, ponctué de-ci de-là de bouquets de corolles jaune vif ou blanches.

Extrait de: Le nénuphar Roi des bassins (part 1)

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

Le nénuphar Roi des bassins (JDA n°5/2000)

Les nénuphars font partie de la famille des Nymphéacées et sont répartis dans le monde entier. **Le (...)

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(JDA n°38/2007).

De nombreux cultivars ont été présentés et décrits, dont une majorité issus des hybridations (...)

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(JDA n°47/2009)

Ces Hemerocallis middendorfii, lilioaspodelus, citrina, fulva, florepleno ou autre ’Franz Hals (...)

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