CONQUEROR




Obtenteur : LATOUR-MARLIAC 1910.

Fleur 17-20cm, en coupe ; 24-28 pétales larges en forme de cuiller.
Floraison de juin à octobre. Rouge lie de vin, dégradé de rose vers les pétales extérieurs, sépales blancs avec veines roses. Plus foncé l’été.
Feuille 24-28cm, arrondie. Dessus vert foncé, dessous vert brunâtre, bronze jeune.
Immersion de 60 à 100cm. Vigueur moyenne à forte. Convient à tout type de bassin.

Ce nénuphar gagne à être cultivé en situation mi-ombragée (éviter le soleil intense de midi). Ses nuances bordeau foncé prennent alors tout leur éclat.
C’est un des premiers nymphéas que j’ai possédé au début de ma "carrière nénuphars", début des années ’70. Jamais il ne m’a déçu et jamais je ne le mettrai de côté. Il est à l’origine d’une de mes plus belles obtentions personnelles : N.’Purple Queen’ de 1992 enregistrée au Water Gardeners International en Floride. N.’Conqueror’, par sa tonalité dégradée particulière, complète merveilleusement une plantation de nymphéas blancs, roses et rouges.



Ce n’est pas faute d’avoir essayé que le botaniste américain Amos Perry, passionné également par le croisement des nymphéas, tenta à maintes reprises de partager les méthodes du français.

Amos Perry confiait volontiers que l’hybridation des nénuphars n’était pas compliquée en soi, mais que les croisements obtenus n’étaient pas souvent à la hauteur des espérances. En 1927, Perry avait déjà plus de 150 hybridations à son actif. Pionnier incontesté dans la création de ces plantes aquatiques, beaucoup de ses obtentions n’ont pas obtenu le succès accordé à celles de Latour-Marliac. On remarque cependant Nymphaea tetragona ’Rubra’ et Nymphaea ’Princess Elizabeth’ en 1935 (qui n’était pas encore la reine du Royaume-Uni). Ces nénuphars ornent encore de nombreux bassins de nos jours.

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES

Avec le retour du printemps et les premiers beaux jours,le jardin tout entier semble revivre.Les feuilles ont poussé sur arbres et arbustes,les plantes vivaces moins frileuses offrent déja les premières floraisons de la saison.
Les plantes aquatiques palustres regarnissent les zones peu profondes du bassin et le vert reconquiert le site, ponctué de-ci de-là de bouquets de corolles jaune vif ou blanches.

Extrait de: Le nénuphar Roi des bassins (part 1)

Extrait de: article 4 - ’LES NENUPHARS D’EXCEPTION’

On peut aussi obtenir dans certains cas de nouveaux sujets, non pas par multiplication sexuée (comme pour les hybrides) mais par bouturages et sélections successifs de jeunes plants présentant des caractères plus affirmés ou sensiblement différents de ceux de la souche mère.

Extrait de: article 6 ’Le nénuphar Roi des bassins’ (suite 2)

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

(JDA n°38/2007).

De nombreux cultivars ont été présentés et décrits, dont une majorité issus des hybridations (...)

voir extrait

(JDA n°42/2007)

L’hybridation de cette plante aquatique a quelque chose de problématique lié sans doute à son (...)

voir extrait

(JDA n°43/2008)

Les diversités de couleurs, de formes et d’aspect font de ces plantes un cas presque unique dans (...)

voir extrait